
Dimanche dernier nous sommes allés voir le nouveau film de Vincent Munier, Le chant des forêts. Nous avions déjà vu son précédent film, La panthère des neiges, dans lequel il suivait l’écrivain Sylvain Tesson au Tibet, à la recherche de ce fantastique et exotique animal.

J’aime bien l’écriture de Tesson, mais honnêtement, vu ses prises de position ses dernières années de plus en plus assumées et sans filtre, je vais passer mon tour pour les prochains. Sa fascination pour Napoléon, les régimes autoritaires, et son aversion pour l’islam commencent à me courir sur le haricot.
Bref, j’en reviens à Vincent Munier : La panthère des neiges était un magnifique documentaire, les images, la qualité des prises de vue, le montage étaient vraiment splendides.
Pour Le chant des forêts, le réalisateur reprend ces bases et nous emmène dans la forêt des Vosges dont il est originaire, pour nous faire découvrir la faune sauvage de notre pays. Le fil rouge étant de trouver des traces de la présence du Grand Têtra.
Son but est également de faire prendre conscience à son fils, jeune ado, des désordres provoqués par les activités humaines sur notre environnement, au détriment de la présence de la faune sauvage.
Nous verrons les 3 Munier : le grand-père, le père (Vincent), et le fils, explorer la forêt vosgienne, installer des abris et rester des heures à l’affut du moindre mouvement, du moindre bruit ou chant d’oiseaux.


C’est un film très contemplatif, lent, très visuel, où chaque arbre et chaque pierre révèle son lot de trésor et de vie. Nous nous rendons compte de l’importance de la nuit dans le rythme de vie de la forêt et de ses habitants.
Les images sont portées par une bande son discrète qui apporte mystère et rythme à cette quête, sans supplanter les bruits naturels enregistrés dans la forêt.
J’ai beaucoup apprécié le fait de voir comment les protagonistes s’installent et s’adaptent au rythme de la forêt lors de leurs explorations. La marche à pas feutrés, les affuts silencieux qui durent des heures (mais où vont-ils pisser pour rester discret ?), le matériel emporté, les appareils photos et objectifs utilisés, etc.
C’est aussi l’occasion de donner envie de (re)découvrir des lieux proches de chez soi, et surtout de participer à leur préservation, dans la mesure du possible (et maintenant qu’on a dit ça, on a pas encore fait grand chose !).



